Des arguments pour le
retour au 37,5 annuités pour tous
Pour les
décennies à venir :
-1- Le taux de natalité en France est
proche de 2 : donc les générations de futurs actifs seront là et il y a
l'immigration.
- 2 - Un senior qui part à la retraite, c'est un
jeune qui travaille et cotise au lieu d'être chômeur, si on ne supprime pas
les postes comme dans la Fonction Publique
- 3 - la part salariale de la cotisation
patronale vieillesse a augmenté moins vite que la part salariale
- 4 - Ce sont les caisses de salariés qui
financent les caisses déficitaires de non-salariés(
système de compensation mis en place en 1974)
- 5 - Le Comité d'orientation des retraites
( COR) estime qu'une augmentation annuelle
de 0,375 de la part du PIB suffirait pour revenir à 37,5 annuités. (1)
- 6 - La productivité ne cesse d'augmenter, il
faut savoir à qui elle profite.
De plus, sur un plan économique plus général, on
constate que de plus en plus en plus l'Etat socialise les pertes ( Crédit Lyonnais....) et favorise la
privatisation des profits
Enfin les retraites participent du coût du
travail et les politiques actuelles sont des politiques de soumission à la
course à la recherche de la main d'oeuvre la moins
chère, d'un bout à l'autre du monde avec ce que certains appellent la
"mondialisation" et qui n'est que la meilleure recherche du
taux de profit.
Enfi si on lamine les
retraites des futurs retraités, on va diminuer leur pouvoir d'achat et même si
on les fait travailler plus longtemps et "crever" plus tôt,
que fera-ton des marchandises produites? Le Capital est un raport
social: il doit investir, produire, mais aussi vendre, donc trouver des
acheteurs en chair et en os, solvables. On en arrive à ce que des denrées
produites, qui n'ont pu être écoulées sur le marché sont distribuées quasi
gratuitement par des organismes de charité, à des chômeurs, des personnes âgées
qui ont de très petites retraites. Et le tout maintient un volant d'au
moins deux millions de chômeurs, avec les temps partiels imposés....
Rémy
Le 31 décembre 2007
- coût du "paquet fiscal" (qui profite principalement à
qui-vous-savez) : 0,5% du PIB soit 13,6 milliards d'euros
(certains experts parlent même de 0,6 ou 0,8 % soit 15 à
20 milliards d'euros de largesses à ceux qui en ont le moins besoin
!)