Nausée

par Marc, le 14 Avril 2008

 

 

Entendu au zapping de Canal dans la bouche de Kouchner à propos des mouvements de protestation sur le passage de la flamme olympique. Je fais sobre parce que ça me donne la nausée.

 

Lu à cette adresse, ce morceau d'anthologie de la rhétorique kouchnérienne où vous retrouverez ce point d'orgue, cité ci-après, de sa partition.

 

Entretien de M. Bernard Kouchner avec "LCI" (Paris, 7 avril 2008)

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/ministre-les-secretaires-etat_818/bernard-kouchner_16620/presse-media_16623/2008_18757/entretien-m.-bernard-kouchner-avec-lci-paris-7-avril-2008_61437.html

 

"Croyez-vous que cela m’amuse de ne pas pouvoir dénoncer tout ce que je sais ! C’est ainsi, il faut prendre sur soi."

 

Sais pas pourquoi je vous transmets ça... si vous décidez d'en faire quelque chose de vaguement transdisciplinaire, n'oubliez pas d'y associer l'infirmière de l'établissement en lui demandant de faire un stock assez conséquent de puissants antivomitifs.

 

Si K. arrive à l'E.N., je prends le maquis.

 

Je pense au devoir d'ingérence, qui devient le devoir de fermer sa gueule au nom de la realpolitik, je pense à ces irresponsables, incapables de "prendre sur eux" qui font des grèves de la faim, à ceux qui s'enchaînent aux grilles des ministères, à ceux qui sont en prison

ou à ceux qui tombent sous les balles en tâchant d'aider les peuples massacrés. Je pense aux exilés perpétuels, aux torturés... Je pense à ces vieilles femmes qui, à quatre-vingts ans passés, dans des associations de défense des sans papiers, se battent comme des lionnes et qui bouffent leur maigre santé à courir de préfecture en bureau administratif...

 

Avec toi, Kouchner, qui me tiens la main, avec tous ceux-là derrière nous, j'écris "Fraternité" ! Sans vouloir plagier personne ! Tiens... toi, Eluard, qui sais si bien l'écrire, ce soir, tu me manques. Heureusement que je peux te citer. Je suis à peu près sûr que tu étais complètement nul en realpolitik ! Incapable de prendre sur toi, je parie ! En rhétorique kouchnérienne, complètement nul ! Kouchner, homme de gauche, comme l'on sait, et qui le revendique, nous

donne, sous l'or des palais ministériels, une leçon que je vais m'empresser d'oublier.

 

Mais ce soir, j'ai comme une petite gêne du côté du plexus... ça va sortir, je le sens... et comme je ne veux pas vous le faire vivre en direct, je vous quitte en vous rassurant : ça ira beaucoup mieux dans quelques instants.

 

Vite ! À moi mes WC, j'ai besoin de vous !

 

Marc

 

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