Nausée
par Marc, le 14 Avril 2008
Entendu au zapping de Canal dans
la bouche de Kouchner à propos des mouvements de protestation sur le passage de
la flamme olympique. Je fais sobre parce que ça me donne la nausée.
Lu à cette adresse, ce morceau d'anthologie de la
rhétorique kouchnérienne où vous retrouverez ce point d'orgue, cité ci-après,
de sa partition.
"Croyez-vous que cela m’amuse de ne pas
pouvoir dénoncer tout ce que je sais ! C’est ainsi, il faut prendre sur soi."
Sais pas pourquoi je vous transmets ça... si vous décidez
d'en faire quelque chose de vaguement transdisciplinaire, n'oubliez pas d'y associer
l'infirmière de l'établissement en lui demandant de faire un stock assez
conséquent de puissants antivomitifs.
Si K. arrive à l'E.N., je
prends le maquis.
Je pense au devoir d'ingérence, qui devient le devoir
de fermer sa gueule au nom de la realpolitik, je pense à ces irresponsables, incapables
de "prendre sur eux" qui font des grèves de la faim, à ceux qui
s'enchaînent aux grilles des ministères, à ceux qui sont en prison
ou à ceux qui tombent sous les balles en tâchant d'aider
les peuples massacrés. Je pense aux exilés perpétuels, aux torturés... Je pense
à ces vieilles femmes qui, à quatre-vingts ans passés, dans des associations de
défense des sans papiers, se battent comme des lionnes et qui bouffent leur
maigre santé à courir de préfecture en bureau administratif...
Avec toi, Kouchner, qui me tiens
la main, avec tous ceux-là derrière nous, j'écris "Fraternité" ! Sans
vouloir plagier personne ! Tiens... toi, Eluard, qui
sais si bien l'écrire, ce soir, tu me manques. Heureusement que je peux te
citer. Je suis à peu près sûr que tu étais complètement nul en realpolitik !
Incapable de prendre sur toi, je parie ! En rhétorique kouchnérienne,
complètement nul ! Kouchner, homme de gauche, comme l'on sait, et qui le
revendique, nous
donne, sous l'or des palais ministériels, une leçon que je
vais m'empresser d'oublier.
Mais ce soir, j'ai comme une petite gêne du côté du
plexus... ça va sortir, je le sens... et comme je ne veux pas vous le faire
vivre en direct, je vous quitte en vous rassurant : ça ira beaucoup mieux dans quelques
instants.
Vite ! À moi mes WC, j'ai besoin de vous !
Marc