LE MONDE | 29.10.07 |
08h44 • Mis à jour le 29.10.07 | 09h12
L
'annonce par Xavier Darcos d'une réforme de l'enseignement primaire
attendra encore "deux ou trois semaines", a indiqué, dimanche
28 octobre, l'entourage du ministre de l'éducation, qui venait de s'exprimer
sur ce projet dans l'émission le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Alors
qu'elle était initialement prévue pour la fin octobre,
le cabinet du ministre a fait valoir l'actuelle "poursuite du
dialogue" avec les syndicats et souligné que cette annonce serait plus
appropriée après les vacances de la Toussaint. Dans les trois zones du
calendrier scolaire, celles-ci ont commencé le 27 octobre et s'achèveront le 8
novembre.
Lors de l'émission, M. Darcos a néanmoins
donné plusieurs informations nouvelles. Les élèves de CM1 et CM2 "dont
on voit qu'ils ne seront pas capables de suivre en sixième" se verront
"proposer un stage de remise à niveau" durant les vacances de
printemps ou d'été. Le ministre a indiqué que la dernière enquête du programme
international de recherche en lecture scolaire sur les compétences des élèves
en lecture et en écriture, dont les résultats seront publiés dans quelques
semaines, devrait montrer une dégradation des résultats de la France : celle-ci
passerait "dans les 6 dernières places sur 40" et serait
désormais placée "derrière la Bulgarie".
"CLARIFIER" LES PROGRAMMES
Concernant les programmes, M. Darcos a
indiqué qu'il voulait "concentrer les objectifs sur l'écriture, la
lecture, la maîtrise de la langue". Selon lui, "on se disperse
beaucoup" à l'école primaire et "il faudrait renoncer à cette
manie qu'a l'école de s'occuper d'un peu tout ". "Il faut, a-t-il
ajouté, faire de l'école un athlète et non plus un sumo". M. Darcos
entend donc "clarifier" les programmes de sorte qu'ils
tiennent "sur quelques pages", que "tout le monde les
comprenne" et qu'ils puissent être remis aux familles. Il a souhaité "que
la représentation nationale soit associée d'une manière ou d'une autre"
à l'adoption de nouveaux programmes, "soit par les commissions
spécialisées" des deux assemblées, "soit par des débats".
Enfin, M. Darcos a confirmé que les deux
heures libérées en moyenne par la suppression du samedi matin, à partir de la
rentrée 2008, resteront effectuées par les enseignants au cours de la semaine
et seront consacrées aux 15% d'élèves en grande difficulté. La répartition de
ces heures (deux fois une heure ou quatre fois une demi-heure) sera décidée "au
niveau local".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-972158,0.html