Z'ont des idées, qu'elles sont bonnes!
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Oh, la belle carotte!*

Les enseignants bivalents bénéficieront de primes
par MARIE-ESTELLE PECH. Publié le 14 février 2007 - Extrait de l'article publié dans Le Figaro.fr :

"Le décret réformant le temps de service des enseignants paru hier au Journal officiel
va permettre aux professeurs de collège d'enseigner dans une autre discipline.

Cette pratique est courante ailleurs en Europe. L'enseignant du second degré bivalent, percevra une prime : les profs qui exerceront un volume d'enseignement hebdomadaire de trois à six heures dans une autre matière recevront 1 200 euros par an. Ceux qui effectueront plus de six heures recevront 1 500 euros."

* Tu parles! Un peu de moins de 7 euros de prime la "prestation" d'une heure... De plus, ce que ne dit pas la journaliste du Figaro, cette modeste "prime de bivalence" ne sera accordée qu'aux titulaires d'une mention complémentaire au CAPES (qui d'ailleurs n'existe même pas à l'agrég...) ;  soit au maximum 33 personnes l'année prochaine (33 reçus à une mention complémentaire à la session 2006 des concours ; des informations plus détaillées ICI ...)
La quasi-totalité des profs bivalents, profs-bi-incompétents-désignés-volontaires, sans mention complémentaire, percevra zéro euro de prime!
Et enseigner de force une matière dans laquelle on n'a aucun diplôme, est-ce vraiment une pratique courante dans d'autres pays européens ?

17 janvier 2007
Les 15 propositions de l'Institut de l'entreprise (Pébereau)

Pour ceux qui ne savaient pas encore! Lire notamment les points 3 et 12 !
ICI
(Merci Julien)

Robien en quête de profs à deux casquettes
Le ministre plaide pour l'enseignement de deux disciplines. Une dégradation du métier selon les syndicats.

Libé du mardi 9 janvier 2007

Extraits :

"Entre la grammaire et le calcul mental, le ministre de l'Education nationale trouve encore le temps de faire campagne en faveur de la bivalence des enseignants. Gilles de Robien voudrait en effet que cette pratique ­ l'enseignement de deux disciplines ­, extrêmement minoritaire, se généralise progressivement. [...] Capes. Le ministère, qui a déjà pas mal de sujets de divergence avec les syndicats et ne souhaite pas en rajouter, dément vouloir imposer la bivalence. Mais elle sera «valorisée». Le professeur qui enseignera au moins trois heures par semaine dans une seconde discipline touchera ainsi une prime annuelle de 1 000 euros. Il sera en outre affecté en priorité dans l'académie de son choix.
Pour former ces «nouveaux» enseignants, une réforme a été introduite : on peut désormais choisir de passer le Capes avec une mention complémentaire dans une autre discipline. Pour la première fois en 2006, cette possibilité a été ouverte en français, maths et langues vivantes. Au total 7 528 candidats se sont inscrits, soit 16,4 % du total dans les disciplines concernées. Après avoir déroché le Capes, 290 se sont présentés à la mention complémentaire et 33 ont été reçus, avec les combinaisons suivantes (français-langues, maths-physique-chimie, histoire-géo-français). «La preuve que les exigences sont hautes», souligne le chef de cabinet. Pour le concours de 2007, le nombre de candidats inscrits à une mention complémentaire a augmenté de 13 %."

C'est beau...




Devenir professeur bivalent
Obtenir une mention complémentaire

La double qualification des professeurs se heurte à de fortes réticences syndicales
(LE MONDE du 6 janvier 2007) Un article de Luc Cédelle

Extraits :

Cette bivalence est inscrite dans quatre mesures, dont une seule, à ce jour, est adoptée : le nouveau cahier des charges des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), qui a fait l'objet d'un arrêté fin décembre 2006, prévoit d'"inciter" les futurs enseignants à passer des "mentions complémentaires" lors du concours du Capes (certificat d'aptitude professionnelle à l'enseignement secondaire) en vue d'enseigner une deuxième matière.

Lors de la session 2006 des concours de recrutement des professeurs, cette formule, qui était expérimentée pour la première fois, a attiré 17 % des candidats, soit 7 258 d'entre eux. Mais les résultats sont loin d'être probants. Selon les chiffres du ministère - rendus disponibles fin octobre 2006 mais passés jusqu'ici inaperçus -, parmi les 492 candidats qui ont réussi leur Capes, 290 seulement se sont effectivement présentés aux mentions complémentaires, finalement attribuées à... 33 lauréats !

Le ministère envisage également un décret permettant l'acquisition de mentions complémentaires par la validation des acquis professionnels. Une troisième mesure prévoit l'instauration de Capes bivalents dans des disciplines proches : sciences physiques, ou lettres et humanités. Selon Pierre-Yves Duwoye, directeur général des ressources humaines au ministère, "trois ou quatre" Capes bivalents sont en phase d'élaboration, et un arrêté devrait paraître avant fin avril pour qu'ils soient intégrés aux concours de 2008.

"DÉQUALIFICATION"

Une quatrième mesure est dans le projet de décret soumis au Conseil d'Etat : réformant les obligations de service et les décharges horaires, il permettra aux chefs d'établissement d'organiser les services en tenant compte des bivalences. Le principe du volontariat a été affirmé et réaffirmé par le ministère. Mais le ministre a indiqué que les professeurs bivalents bénéficieraient d'une allocation supplémentaire de 1 000 euros.

Les enseignants et leurs organisations se répartissent entre ceux qui n'y croient pas du tout et ceux qui n'y croient qu'à demi. Même dans l'enseignement professionnel, où les professeurs sont statutairement bivalents, la défiance règne : Gilles Pellegrini, du Snuep, syndicat FSU de ce secteur, est persuadé qu'une "pression" va s'y exercer vers la "trivalence".

L'heure est à la surenchère. Proche de l'actuelle majorité, le Snalc déclare que "jamais depuis trente ans un ministre n'aura mis autant de ferveur à dénaturer l'école" et considère la bivalence comme une "mythologie pédagogiste". Le SNES-FSU, majoritaire, l'a toujours associée à une "déqualification". Le SE-UNSA et le SGEN-CFDT sont ouverts à la discussion mais, impliqués dans l'actuel front intersyndical contre le ministre, fustigent son "approche purement comptable".

 

La bivalence dans la "nouvelle formation des maîtres"

Publié au Journal Officiel aujourd'hui (28 décembre): J.O n° 300 du 28 décembre 2006 page 19743 - texte n° 25
Arrêté du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en institut universitaire de formation des maîtres


L'arrêté réformant la formation des enseignants est paru jeudi au Journal Officiel. La formation se fera désormais en alternance pendant trois ans et sera "ouverte sur l'extérieur" avec notamment, un stage obligatoire en entreprise. Les enseignants seront incités à s'engager dans des parcours de formation universitaire qui ouvrent sur des "mentions complémentaires offertes dans certains concours de recrutement et permettant la bivalence des professeurs dans les collèges". La formation post-titularisation sera de 4 semaines la première année et 2 semaines la deuxième année.Les candidats à l'enseignement effectueront un stage en milieu scolaire de 2 semaines avant de passer les concours. Ainsi qu'un stage en entreprise et des sessions de formation à l'IUFM pendant les 2 années suivant leur titularisation. Un jury d'examen vérifiera, lors d'un entretien individuel et en analysant le dossier, que toutes les compétences sont bien maîtrisées.

La réussite aux concours devient totalement secondaire, il ne semble d'ailleurs plus possible de s'inscrire au CAPES "en candidat libre" puisque la condition du stage en milieu scolaire AVANT le concours ne sera pas rempli. La titularisation perd toute signification puisque la validation réelle du professorat ne sera effective qu'au bout de 3 ans : belle période d'essai à côté de laquelle les conditions du CPE étaient un paradis salarial. Le pouvoir des IUFM se trouvent renforcés tant sur la formation -initiale et permanente- des professeurs que sur leur carrière.


ICI

Sénat - Projet de loi de finances pour 2007 : Enseignement scolaire
23 novembre 2006

"PREMIÈRE PARTIE : LE BUDGET DE L'ENSEIGNEMENT SCOLAIRE : D'UNE LOGIQUE DE MOYENS À UNE STRATÉGIE DE RÉSULTATS ET DE RÉUSSITE

I. LA RECHERCHE D'UNE MEILLEURE UTILISATION DES MOYENS DISPONIBLES : UNE TENDANCE QUI SE CONFIRME POUR 2007

A. DES EFFORTS POURSUIVIS EN VUE D'OPTIMISER LA GESTION DES MOYENS D'ENSEIGNEMENT
3. La poursuite de la réduction des « surnombres »
a) Un objectif qui se heurte à des facteurs de rigidité

La forte spécialisation disciplinaire des enseignants du second degré (il existe 327 spécialités), notamment dans les disciplines professionnelles, ainsi que les rigidités inhérentes à la « ressource enseignante », rendent impossible une parfaite adéquation entre l'offre disponible et les besoins, par ailleurs soumis aux fluctuations de la demande de formation.

[...] les prévisions de départs en retraite plus massifs dans le 2nd degré (environ 17 000 par an de 2006 à 2009, contre 14 500 en 2004 et 2005), conjuguées à la diminution des recrutements (10 000 postes ouverts aux concours externes en 2006 et 2007), devraient entraîner, dès cette année, une baisse mécanique du volume des surnombres.

Par ailleurs, les actions entreprises par les académies, depuis 2003, dans l'objectif « pas d'enseignant sans service », ont permis d'atteindre un taux de mobilisation des « surnombres » de 78 % en 2005-2006 :

- pour participer à la mise en oeuvre des programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) au collège ;

- pour assurer des remplacements de courte durée ;

- pour assurer des enseignements dans d'autres disciplines connexes ou dans un autre type d'établissement que celui correspondant à leur corps.

b) La promotion de la « bivalence » : un moyen d'introduire de la souplesse dans la gestion de la « ressource enseignante »

L'objectif de réduction des sureffectifs disciplinaires renvoie, en outre, à des enjeux liés à la recherche d'une plus grande « flexibilité » de la « ressource enseignante ».

A cet égard, la mise en place des mentions complémentaires, à partir de la session 2006 des concours de recrutement9(*), permet aux candidats de valider une double compétence. Ce dispositif sera reconnu et consolidé dans le cadre du décret, en cours de publication, modifiant les textes de 1950 relatifs aux obligations de service des enseignants.

Les enseignants seront incités à acquérir cette forme de bivalence :

- par la possibilité, à partir de 2008, d'obtenir une mention complémentaire selon une procédure de validation des acquis de l'expérience ;

- par la valorisation, dès 2007, des enseignants titulaires d'une mention complémentaire, qui bénéficieront d'une priorité en matière d'affectation et recevront une prime, dès lors qu'ils enseigneront au moins trois heures dans une autre discipline.

Votre rapporteur considère que ces avancées contribuent à diversifier le travail des enseignants et à réintroduire, dans l'organisation des établissements, une marge de souplesse qui s'était un peu perdue depuis la disparition du corps des PEGC10(*). En effet, en dehors des professeurs de lycée professionnel, moins de 1 % des titulaires enseignent dans deux disciplines.

De la même façon, votre rapporteur suggère d'inciter financièrement les professeurs en surnombre à enseigner dans une autre discipline voisine, par le biais d'une bonification indiciaire. Cela pourrait notamment concerner des professeurs de génie électrique, pour assurer des cours de sciences physique ou de mathématiques au collège."
.

Mention complémentaire italien
(ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/siac/siac2/jury/2006/capes_ext/italien.pdf )


Pour sortir des considérations règlementaires et aborder le déroulement concret de l'épreuve, il faut bien, et fort malheureusement, faire un constat très gravement négatif à propos du niveau général des candidats à cette mention complémentaire; sauf de très rares exceptions (trois candidats au total), le degré d'impréparation, aussi bien linguistique que culturelle, des candidats est saisissant. Presque aucun candidat n'aurait simplement l'aptitude à enseigner la langue italienne en classe de quatrième, tant l'accumulation des fautes élémentaires est au-delà de ce qui se peut imaginer. Très peu de candidats ont la connaissance minimale du contexte historique ou culturel qui leur permettrait de saisir le sens des documents présents dans les dossiers qu'ils ont à traiter. [souligné par nous]

L'ensemble du dispositif mis en place a finalement permis l'attribution d'une seule mention complémentaire en Italien au titre de la session 2006. Le constat tient à lui seul lieu de commentaire et justifie bien des interrogations sur le maintien de cette nouvelle épreuve.

Et c'est la même chose en anglais, en allemand ...
Ah, s'ils avaient connu Prof-bi!



Grâce à Mosca que nous remercions, nous allons être en mesure de mettre en place une formation en alternance tout à fait performante. Réussite assurée.
Le stage devrait se dérouler sur une quinzaine :
- tous les jours de 18 h à 24 h, perfectionnement de la langue en assurant le service dans la célèbre pizzeria : Solo pizza de Milan (la miglior pizza di milano a prezzi unici!)
- du lundi au samedi, un poste d' agent de surveillance à la Bibliothèque Ambrosiana, fort heureusement dans la même ville, devrait permettre l' approfondissement culturel indispensable : les horaires sont assez stricts, de 8 h à 17 h, mais la pause d'une heure le midi facilitera les échanges avec les collègues qui , n'en doutons pas, sont tous supporters du Milan AC (Milano sei forte!!!! Viva Milano!).
Les frais d'hébergement et de déplacement sont à la charge du stagiaire et les pizzas ne sont pas chères du tout.

Le 31/12/06 - Pour répondre à plusieurs demandes : bien évidemment ces formations se dérouleront hors temps scolaire. Non mais!

Des stages similaires seront proposés en Angleterre, Allemagne et Espagne. La mention complémentaire belge est intéressante mais pas encore reconnue par le Ministère (les nouvelles dispositions sur la grammaire devraient rapidement débloquer la situation et l'on pourrait envisager d'enseigner - ou de réenseigner - enfin la belle langue du pays de Grévisse...)

Pierre FRACKOWIAK
dans un Rebond de Libé du 26 décembre 2006 :
Après le drame du collège de Meaux (Extrait)

"Si l'on te touche pas aux programmes, aux missions des enseignants, à la place de l'école et du collège dans la cité, si l'on se contente de ravaler, d'ajuster, de corriger, d'ajouter des évaluations, du soutien, de la remédiation, on se dirige inéluctablement vers de nouvelles déceptions et vers des crises. Pourquoi conserver à toutes fins les disciplines actuelles? Pourquoi pas de la philosophie, du droit, de l'écologie, du développement de l'intelligence dès l'école maternelle? Qui a décidé que la juxtaposition des disciplines actuelles était immuable? Une véritable réforme des programmes prendrait nécessairement en compte l'exigence de donner du sens aux savoirs scolaires, de rendre lisible leur articulation avec les savoirs sociaux, de garantir les transversalités. L'absence de ce sens est un des facteurs majeurs du désintérêt et de la démobilisation des élèves. Les professeurs de l'école fondamentale à construire, de 3 à 16 ans, ne peuvent plus être essentiellement des transmetteurs de savoirs. Ils devront devenir quels que soient leur discipline et leur niveau d'intervention, en même temps, des professeurs d'intelligence, de maîtrise de la langue et de citoyenneté, engagés dans un véritable projet d'établissement qui ne soit pas qu'un formulaire rangé dans un tiroir. Une telle évolution exigera une formation pédagogique nouvelle, à inventer et à mettre en œuvre sans tarder. Tant que l'on n'osera pas transcender les savoirs disciplinaires et les didactiques en se mobilisant sur la pédagogie, il sera vain d'espérer un renouveau. De même, il faudra enfin, absolument, intégrer les écoles et les collèges dans le tissu social en en faisant les lieux privilégiés, ouverts, de la société de la connaissance et du partage des savoirs, transformant par la même, fondamentalement, les rapports entre la famille et l'école."

Voir aussi :
"La place de la pédagogie, de la Finlande à la France et ailleurs..."
par Pierre Frackowiak, Laurent Carle...

Un ancien architecte aux idées constructives!

Seule une présence de 35 heures des profs dans leur établissement permettrait de débloquer le système éducatif.
Un nouveau statut pour les enseignants

Rebond du mardi 26 décembre 2006

Par Alain Chomel ancien architecte,
spécialisé dans l'architecture scolaire.

 

Les parents d'élèves pour la bivalence :

Reconnaître les compétences des enseignants pour un professionnalisme accru au service des enfants - 15 novembre 2006

La définition d’un référentiel de compétences va dans le sens positif d’une reconnaissance du métier d’enseignant et de sa nécessaire professionnalisation. En effet, enseigner ne se limite pas à la transmission des connaissances et à la maîtrise des savoirs disciplinaires.
Communiqué commun FCPE, PEEP et UNAPEL.

Les 3 fédérations nationales de parents d’élèves ont été invitées au ministère de l’Education nationale pour participer à la concertation sur l’élaboration du cahier des charges de la formation des enseignants.
La FCPE, la PEEP et l’UNAPEL saluent l’approche du Haut conseil de l’éducation sur la formation des enseignants. Cette question intéresse au plus haut point les parents parce qu’elle est le point central de la réussite de tous les enfants et du dialogue nécessaire entre les familles et l’Ecole.
La définition d’un référentiel de compétences va dans le sens positif d’une reconnaissance du métier d’enseignant et de sa nécessaire professionnalisation. En effet, enseigner ne se limite pas à la transmission des connaissances et à la maîtrise des savoirs disciplinaires - ce qui doit être acquis à l’université - mais comprend également les compétences spécifiques pour animer une classe, construire des partenariats, développer des projets éducatifs, travailler en équipe, tout en renforçant une pratique déontologique du métier.
Toute évolution de la formation des enseignants qui prenne en compte ces compétences ne peut que rassurer les parents et développer des relations de confiance.
Les parents d’élèves FCPE, PEEP, UNAPEL approuvent cette approche par compétences mais souhaitent que trois points qui leur paraissent essentiels soient étoffés :
• Assurer la formation à l’accueil des enfants handicapés, qui ne va pas de soi et demande des compétences spécifiques,
• Développer la bivalence pour les enseignants, occasion d’ouverture au delà d’une unique approche disciplinaire,
• Faciliter la relation avec les familles, clé de voûte incontournable pour la réussite de chaque enfant.

Voir notamment, ICI
et ce communiqué de la PEEP

PAS TOUS !


Les Inconnus
,
à leur époque, déjà :
une vidéo de youtube

 

 

La FCPE, encore...

 

Une réaction après le tragique accident de Meaux

Le président de la FCPE, M. Hamana, a préconisé dans une déclaration à l'AFP l'instauration de "séquences où les enfants ont l'occasion de vivre ensemble plusieurs jours et plusieurs nuits pour qu'ils apprennent à vivre ensemble, à être éduqués dans la citoyenneté et le respect". (ICI)


Le 21 novembre 2006

C'est qu'ils en ont des idées les parents... Ainsi que les deux principaux candidats à la prochaine éléction présidentielle, l'un avec sa loi sur la délinquance des mineurs, l'autre avec ses propositions d'encadrement "musclé" de notre jeunesse un peu trop fougueuse.

Bien évidemment, c'est sans aucun rapport avec le message ci-joint,
mais un colistier de LMT a cru bon nous envoyer cette page Web :
"Les Chantiers de jeunesse"
ainsi que ce texte sur
"Le Maréchal Pétain et l'Education nationale".
Comme il insistait beaucoup, nous les transmettons ...



Oui, c'est vrai que c'est plein de bonnes idées!
D'ailleurs beaucoup les reprennent ces derniers temps ...

La conclusion d'un article vu sur Altermonde-levillage.com :

"Et puis surtout, que vive la convivialité qui manque tant : Que les salles de professeurs s’équipent enfin de vrais cafés-bar et de salles de repos. Que les gymnases nous soient ouverts. Que les CDI (bibliothèques) deviennent de vrais lieux d’effervescence intellectuelle, richement dotés. Que chaque musicien (adulte ou enfant) puisse répéter sur place, pour que chaque établissement possède son orchestre ou sa fanfare, comme dans de tant de pays, sauf la France.

Mon lycée : Sa fanfare. Sa scène théâtrale. Son potager autogéré. Son musée. Sa rédaction et son imprimerie ouvertes sur le quartier.

Ségolène, si tu savais !"

Titre de l'article : "Prof, et d’accord avec Ségolène ?..."
du mercredi 15 novembre 2006

Gabriel Cohn-Bendit :

«A propos du combat qui est le mien depuis quarante ans, celui de l'école, elle a dit que le rôle des enseignants n'était pas seulement d'instruire mais aussi d'éduquer et qu'il faudrait reposer la question du temps de présence des enseignants dans les établissements scolaires.»

(Rebond dans le Libé du 9 mai 2006)

"Les professeurs devraient donner un mois tous les quatre ans, sans se faire payer, pour encadrer des jeunes. Ce serait tellement riche si les pédagogues passaient des moments non scolaires avec les mômes : ça c’est mon vieux dada ! Quelqu’un qui veut enseigner au lycée devrait faire des colonies de vacances et passer son Bafa. Je ne prétends pas qu’un professeur, c’est un moniteur de colonie, mais j’ai toujours dit que si on n’est pas capable d’animer des colonies, on ne peut pas être professeur. "

( dans un entretien donné à VousNousIls le 24 juillet : "Les grandes vacances sont un non-sens pédagogique" )

Et bien sûr, cette vidéo :
Mme Royal et les profs de collège

 

 




La même, illustrée avec talent : ICI

«Les enseignants ne peuvent plus se contenter de transmettre
des savoirs :il leur incombe aussi un rôle d'animateur»
(Ségolène Royal)

«Il faut passer un pacte avec les organisations syndicales d'enseignants, qui porterait en particulier sur le changement de méthode de travail. Face au scepticisme des Français sur le concept d'égalité des chances [...], notre système scolaire [...] doit apprendre à faire autant que possible du "sur mesure".

Il faut aussi faire entrer les parents à l'école.

Une évolution du rôle et du métier des enseignants est nécessaire. Ceux-ci ne peuvent plus se contenter de transmettre du ou des savoirs : il leur incombe aussi un rôle d'animateur, de dialogue avec les enfants et les parents.

[...] L'extension de la durée hebdomadaire de présence des enseignants dans les établissements scolaires [...] serait une des contreparties d'une plus grande liberté pédagogique. [...]

L'emploi du temps des élèves et les rythmes scolaires doivent être totalement revus : la séquence d'une heure de cours ne semble plus vraiment adaptée» (commission nationale du projet, le 18 janvier 2006).

Libération du mardi 7 février 2006

 

"Le système est victime de sa rigidité"
Un entretien avec Antoine Prost dans le Le Nouvel Observateur du 11/03/05

Extrait :

"Bien sûr, une réforme est envisageable. Pour cela, il faut en finir avec l'hyperspécialisation et créer des Capes bivalents. En créant un Capes en allemand et en français par exemple, on augmente d'une part l'offre de l'enseignement de l'allemand et d'autre part on peut remplacer plus facilement le collègue professeur de français absent. Cette solution fait aussi chuter le nombre de professeurs d'allemand inoccupés ! Il faut par ailleurs simplifier la maquette des classes du second cycle en diminuant l'offre des options. "

"La société de la connaissance" par Jean-Marc Ayrault- Député-Maire de Nantes - Président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale
Article publié dans Libération le 14/02/05

Extrait :

"Nos enseignants ont soif de responsabilisation. Ils sont prêts à des évolutions. Ainsi, je crois possible de réfléchir avec eux à une refonte de leur formation, au travail en équipe, au tutorat, voire même à l'instauration d'une bivalence au collège (disposition à enseigner deux matières, qui existe dans d'autres pays européens et en France dans certains cas : histoire/géographie, français/latin...). L'école n'est pas vouée aux conflits si nous sommes capables d'inventer un nouveau partenariat auquel les parents d'élèves seront naturellement associés."

Un modèle ! L'Education “nationale” en Grande Bretagne !

Entendons-nous bien : il s'agit ici de l'enseignement pour le plus grand nombre, les plus fortunés, se payent évidemment, de leurs propres deniers, un enseignement de qualité. Ce témoignage date un peu (2004), depuis Tony Blair a radicalisé encore un peu plus les choses.
On suppose que les performances du système sont à la hauteur de ces belles dispositions! On vérifie? Chiche!

- Le chef d'établissement recrute son personnel (professeurs et agents) et dispose d'une enveloppe globale afin de gérer les crédits d'équipements, pédagogiques et les salaires dans le cadre de “l'autonomie” et de la “décentralisation”.
- Les enseignants sont recrutés par le chef d'établissement ou le directeur d'école.
- Avant d'être engagé, il est astreint à une enquête, à son domicile, de type “assistance sociale” (hygiène, bonnes mœurs, conditions de logement, etc.…).
- Il doit présenter son curriculum et son “projet”.
- Le professeur et l'instituteur remplacent au pied levé les autres collègues et surveillent les retards (des élèves ET des enseignants). Les professeurs de collèges et lycées enseignent plusieurs matières (voire toutes).
- Il est tenu de recevoir à brûle-pourpoint, dans sa classe, des parents d'élèves qui veulent changer leur gamin d'école.
- Périodiquement, des réunions parents - professeurs obligatoires se tiennent. Chaque professeur doit animer une activité attractive pour valoriser sa matière : thé, sucreries, musique, décorations, chants, danse, ateliers informatique, etc…Se justifier devant les parents etc…
- L'enseignant est tenu d'assister tous les matins, ¼ d'heure ou 20 minutes avant les cours à une réunion avec son directeur où il doit patiemment attendre des consignes pour la journée. Idem après les cours.
- Chaque département se voit allouer des fournitures diverses (craies, feutres ) Si les crédits sont épuisés, l'enseignant doit fournir de sa poche ce qui est nécessaire.
- Il est tenu de servir de relais pour les bonnes œuvres du quartier ou de la commune. Il enseigne la religion (obligatoire)
- Il a une présence de 40 à 50 heures par semaine (réunionnite permanente, activités périscolaires etc.…) Sans compter les préparations, corrections etc…
- Les voyages scolaires doivent se faire pendant les vacances.
- Un mois de vacances, retraite à 65 ans ou plus...
- S'il veut une augmentation, l'enseignant doit en faire la requête à son chef d'établissement.

Recherchons d'autres modèles du genre!


Xavier Darcos, Ministre délégué à l'enseignement scolaire, à Libération, 27/01/2003


"La notion de communauté scolaire prend (en Angleterre) un tout autre sens qu'en France. Les personnes qui travaillent dans les établissements scolaires sont tour à tour enseignant, assistante sociale, orientateur, travailleur social, intermédiaire vis-à-vis des familles ou du quartier... Cette polyvalence crée d'emblée un état d'esprit différent ; j'ai senti des relations plus naturellement respectueuses qu'en France, moins marquées par la hiérarchisation des rapports. De même, évidemment, que la présence continue de tous les adultes, enseignants compris ces derniers passent 32 heures et demie par semaine dans leur établissement. Tout cela est à l'évidence efficace pour améliorer le comportement des élèves. Quand je parle de rouvrir le dossier du métier d'enseignant, je pense à ce genre de questions."

En 2003...

M. Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche :

"D'autres champs d'économie sont possibles dans l'éducation. Certains passent par la redéfinition des services par développement de la bivalence, l'annualisation des services et la rationalisation des offres de formation, notamment pour les petits diplômes. Ces chantiers doivent être débattus, en particulier avec les syndicats."

[...]

M. Xavier Darcos, Ministre délégué à l'enseignement scolaire, a rappelé que toute stratégie de réforme du ministère passe par une administration déconcentrée, avec les relations entre le rectorat, les inspecteurs d'académie et les autres cadres pédagogiques. Les réformes qu'il est possible de réaliser rapidement passent par un regroupement des personnels du ministère affectés à l'international, et au-delà, de façon interministérielle, avec la coopération culturelle ou l'enseignement du français à l'étranger. La lourdeur de la gestion du personnel peut être combattue par une meilleure organisation des options et la bivalence, ce qui implique des réformes complexes, et le ministère s'interroge sur le fait de savoir s'il ne vaut pas mieux attendre que le grand débat sur l'éducation n'amène naturellement à poser ces questions de façon concrète.

Les stratégies de réformes, comme la globalisation des services des enseignants ne peuvent être distinguées des stratégies pédagogiques, comme par exemple le temps passé devant les élèves ou la nature des enseignements. Un débat national permettra d'aborder ces problèmes essentiels, qui posent des questions pédagogiques.

Assemblée Nationale - COMMISSION DES FINANCES, DE L'ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET DU PLAN - COMPTE RENDU N° 17 (Application de l'article 46 du Règlement) - Mardi 28 octobre 2003 - (Séance de 16 heures 15)

ICI


Sur le site de Philippe Meirieu : Quinze propositions pour le collège

P.Meirieu, en 2003
lors du débat national sur l'école

 

Ainsi, sur la réforme du collège, P. Meirieu estime nécessaire d'instaurer la bivalence des maîtres : "Pour réussir le collège, je suis partisan d'y réintroduire la polyvalence des enseignants, afin de diminuer progressivement le nombre de professeurs par élève, au moins en 6e et en 5e. La majorité d'entre eux y est aujourd'hui opposée, mais on pourrait proposer systématiquement aux volontaires de se former à une deuxième discipline. Et, progressivement, par un phénomène de tache d'huile, des professeurs enseigneraient, à un bon niveau d'exigence universitaire, plusieurs disciplines". Celle-ci existe dans les pays qui ont fait le choix d'une école primaire prolongée.

(Source : Le Café pédagogique)



Deux voix pour une école

X.Darcos et P.Meirieu
en 2003


Dans Le Monde du 15 décembre, Luc Bronner rend compte du livre d'entretien entre P. Meirieu et X. Darcos. Si les deux hommes "défendent deux conceptions éducatives opposées" il leur arrive de faire des propositions concrètes communes. Ainsi, Philippe Meirieu "défend un enseignement qui ne se limite pas à la transmission des savoirs" alors que X. Darcos met l'accent sur les contenus disciplinaires. Mais les deux hommes tombent d'accord pour souhaiter le bivalence en collège. Une mesure également demandée par le collectif pour un collège unique.

(Source : Le Café pédagogique)



 

Les matières sont mortes, vivent les projets !
(proposé par J.Baptiste- Sauver les lettres)

"La succession des cours traditionnels, donnés par des professeurs n´enseignant qu´une seule matière, serait remplacée par une organisation de l´emploi du temps bâtie à partir d´une série de projets. Chacun de ces projets mobiliserait une équipe pédagogique restreinte ou élargie, suivant les cas, associée à un ou plusieurs groupes d´élèves. En début d´année, une évaluation permettrait de définir l´ensemble des projets éducatifs de l´établissement dont les sujets seraient plutôt orientés vers les sciences pour certains élèves, plutôt vers les lettres pour d´autres, etc."

Guy Pouzard, inspecteur général de l´éducation nationale, in Le Monde du 31 octobre 2000.



 

Rapport au ministre sur les conditions de travail et de vie des enseignants de lycée
présenté par Daniel Bancel - mai 1999
ICI

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