L’ASSEMBLEE GENERALE DES ETABLISSEMENTS D’ILE DE FRANCE

 

 

Réunion des établissements en lutte à Paris Samedi 12 avril
pour empêcher Sarkozy et Darcos de faire la peau de l’Ecole publique laïque

 

L’éducation nationale est en première ligne d’un plan de rigueur dont l’objectif est d’en finir avec les services publics et leurs personnels. A peine installé le régime de Sarkozy a multiplié les cadeaux à son électorat des possédants et du Medef, se servant sur les salaires, les comptes sociaux, et les postes de la fonction publique. 160000 suppressions en 4 ans dont 80000 pour la seule EN, vont parachever cette casse.


Pour imposer cette politique le Pouvoir a planifié un ensemble cohérent de lois au service de ses impératifs budgétaires, autant que des valeurs les plus éculées de la droite réactionnaire. Les luttes des étudiants contre la loi LRU, des transports et de la fonction publique, sur les salaires, l’emploi et les retraites, ont permis de repousser une grande partie de cette offensive après les municipales. Bien que ces dernières aient marqué un désaveu politique sanglant, dont Darcos a fait les frais à Périgueux, dans l’éducation, celui-ci accélère les contre réformes, qui vont pour la plupart être adoptées au pas de charge, au troisième trimestre ou pendant les vacances :

 
- Droit à l’éducation pour tous bafoué par les suppressions de postes, d’options, de BEP, plus ciblées sur les quartiers populaires et les zones d’éducation prioritaires. En pleine cohérence avec le minimum éducatif réservé aux pauvres, à travers les nouveaux programmes, la réforme du bac, le cartable numérique et autres porte-folios des compétences.


- Aggravation de la ségrégation scolaire à travers la suppression de la carte scolaire, le forcing pour généraliser les bacs pros en trois ans, la promotion d’Etat de l’enseignement privé, particulièrement dans les quartiers où l’effort de ce même Etat devrait être décuplé.

- Droits professionnels et statuts des personnels attaqués frontalement, par les propositions Pochard qui ne font que mettre en forme les différentes déclarations de Sarkozy et Darcos, fin des concours et des statuts nationaux (expérimentation dans l’académie de Strasbourg de l’embauche sous contrat par les établissements). Disparition de la garantie de l’emploi dans la Fonction publique prévue par la loi sur la « mobilité » inscrite dans la «révision générale des politiques publiques » (RGPP). Les non titulaires licenciés du fait des suppressions actuelles de postes seront rejoints, au fur et à mesure des charrettes de suppressions à venir, par les titulaires sans postes, d’abord mis en dispo d’office, puis licenciés.

 

Il faut se représenter concrètement l’impact des mesures préconisées sur les conditions de travail et de vie des personnels et donc des élèves :

- l’accroissement du nombre d’heures sup. dans les obligations des personnels, pour absorber ce qui est planifié par les DHG.

- l’augmentation des maxima de présence dans les établissements théoriquement pour assurer les tâches complémentaires et en fait pour caser les enseignements sacrifiés par les suppressions de postes.

- La bivalence, l’annualisation, l’évaluation et les salaires à la tête du client…

 

Cette politique, de nombreux établissements, partout en France, dans le Var, le Gard, l’académie de Toulouse, l’ont immédiatement combattue par des mobilisations devant les IA et les rectorats, les blocages et les occupations et la grève, réunissant souvent au coude à coude les personnels, les parents et les lycéens. Certains ont fait reculer l’administration, mais tous ont exprimé la nécessité de fédérer ces actions, ils se sont donc organisés dans des AG au niveau des établissements des villes et des départements.

Ils ont tous demandé que les directions syndicales nationales proposent des débouchés nationaux à ces mobilisations.

A défaut l’assemblée générale IdF des établissements en lutte propose aux établissements en lutte de différentes régions de se réunir à Paris, le 12 avril à partir de 18 h, au 8 impasse Crozatier, 75 012 Paris (métro Gare de Lyon), pour améliorer la coordination entre les luttes au niveau national et pour organiser la reprise du mouvement après les congés de printemps (notamment par un passage de la flamme entre les groupes d’académies qui entrent en vacances et ceux qui vont en sortir)

 

Contactez nous ag.idf@ml.free.fr

 

 

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