L’éducation nationale est
déjà en première ligne du plan de rigueur. Les suppressions de postes, cumulées
avec celles des années précédentes et amplifiées par la transformations massive
d’heures postes en heures supplémentaires démantèlent les structures des
établissements. Les lycées sont les plus touchés, particulièrement les LP, avec
la suppression des BEP et la généralisation des bac pro en 3 ans. Les
remplacements ne sont plus assurés notamment dans le premier degré.
Les personnels, les parents
et les lycéens ont immédiatement refusé cette situation par la grève, les
blocages et occupations d’établissements, le siège des IA et des rectorats.
Certains ont fait reculer l’administration, comme Wallon à Aubervilliers. Tous
ont exprimé la nécessité de fédérer ces actions et ont assuré le succès de la
grève du 18 mars pour qu’elle contribue à renforcer la riposte.
La riposte doit être immédiate :
Les établissements sont
mobilisés, les suppressions de postes vont être entérinées par les CTPA (A Créteil, vendredi matin), les congés de printemps vont
s’étaler du 5 avril au 5 mai.
La riposte doit aussi être à
la hauteur des enjeux :
. Les mobilisations locales fortes ont gagné la transformation d’heures
supplémentaires en postes, ou le maintien de BEP.
. Une dynamique de développement et d’extension de la grève, à tous les niveaux des
villes des départements et du pays, peut forcer Darcos
- fragilisé par son échec à Périgueux - à remiser le livre vert Pochard, et ses
plans de casse du service public laïque, du lycée et du bac, du collège et de
l’éducation prioritaire, du primaire (nouveaux programmes, EPEP)…
. Les convergence interprofessionnelles avec les luttes des
travailleurs et usagers des services publics comme du privé (grande distribution)
relancent les batailles unifiantes sur l’emploi et le pouvoir d’achat (les 300
€ pour tous) ; contre la casse de la fonction publique, de la sécu et des
retraites (les 37,5 annuités pour tous, à
rappeler le 29 mars)
Peut-on
accepter que cette
première rentrée Sarkozy, avec 13 000 postes supprimés dans l’EN, alors qu’elle est le début d’un dramatique plan
« social » annonçant 20 000 suppressions de postes pour chacune
des 4 rentrées suivantes ?
Peut-on
accepter que les services des enseignants du second degré
passent à 22 ou 24 h hebdomadaires, sans
limitation des heures supplémentaires, avec la bivalence et le licenciement des
précaires ?
Peut-on
accepter que les
établissements et donc les jeunes soient mis en grande difficulté, certains
fermés pour être remplacés par des boîtes privées ?
Peut-on
accepter que les services
publics et tous les acquis du travail et de la solidarité de ce pays soient
sacrifiés au profit des possédants qui tirent les ficelles du pouvoir Sarkozyen ?
sur les revendications suivantes :
q
Refus des
suppressions de postes et d’options, des heures sup., de la surcharge des
effectifs, des bacs pro en 3 ans et de la suppression des BEP. Refus de la suppression de la carte scolaire. Création
de tous les postes nécessaires (enseignants, vie scolaire, d’orientation,
médicaux, sociaux, TOS).
q
Refus des
conclusions de la commission Pochard, du démantèlement de la fonction publique,
de la suppression de la garantie d’emploi pour les fonctionnaires, de la
précarité ; titularisation des précaires.
L’Assemblée
Générale d’Ile de France du 18 mars (83 établissements, en présence des
syndicats CGT, CNT, SUD Education), propose aux AG d’établissements et de
villes (aux personnels, aux parents et aux élèves) ainsi qu’aux syndicats
-
d’amplifier et de coordonner les mobilisations et les blocages qui se
développent en vue de reconduire la
grève. D’envoyer des déléguéEs mandatéEs
sur les suites de l’action, à l’AG IdF du 20 mars à
17 h 30h à la Bourse du Travail de
Paris, 3 rue du Château d’Eau,
-
de faire converger les initiatives en direction des rectorats : mercredi 19, le matin à Paris, l’après midi 14 h à Créteil, vendredi
21, Rectorat Créteil (10 h), et premier degré IA de Bobigny (11 h).
de faire grève
et de manifester au ministère de l’éducation,
le jeudi 20
mars, 14 heures 30, métro Odéon.
(Plan d’action voté à l’unanimité et soutenu
par les syndicats présents)
Nous demandons aux directions des syndicats de rompre avec
la tactique inefficace des journées d'action, de fixer l'objectif, de préparer
et d'appeler nationalement à la grève jusqu'à satisfaction des revendications,
notamment par un appel à la grève nationale, dès la semaine prochaine (Amendement voté majoritairement).