Nicolas Sarkozy

(en cours)

La réforme du temps de service des enseignants doit être abrogée

Une des préconisations du rapport de Xavier Darcos remis à Nicolas Sarkozy est d'abroger la réforme du temps de service des enseignants initiée par Gilles de Robien. On parle plutôt d' « un moratoire ou [d'] une suspension du décret de Robien. » "Il ne s'agit pas de corriger - à la marge et unilatéralement - les services des enseignants, en les pénalisant tous à la fois, mais de remettre à plat les circulaires qui règlent les obligations de service et de redessiner le métier de professeur aujourd'hui", explique Xavier Darcos. Toutefois, selon l’ancien ministre délégué à l'Enseignement scolaire, l'abrogation du décret du 12 février aura des conséquences budgétaires. "Il faudra dégager 40 millions d'euros en gestion 2007 et 100 à 120 millions d'euros en loi 2008", précise-t-il.

Sources : Europe1, AEF

Le SNALC s'était fait l'écho de cette position dans un communiqué avant la grève du 20 mars :
Communiqué de presse du 15 mars 2007 : Rapport DARCOS

Des précisions devraient être apportées dans un prochain discours du candidat.

Quelques extraits de
"L’Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy"

Enseignement primaire et secondaire

Je veux que souffle sur lui un vent de liberté et d’évaluation. Liberté pédagogique des enseignants, car rien ne remplace l’expérience de 20 ans d’enseignement. Mais évaluation des enseignants selon les résultats des élèves. Liberté des établissements pour mettre en œuvre des projets spécifiques. Mais évaluation indépendante et publique de chaque établissement. Liberté de choix des parents de l’école de leur enfant par la suppression progressive de la carte scolaire, mais obligation pour chaque établissement de respecter une mixité sociale et géographique. Je crois dans la mixité scolaire, mais je veux qu’elle pèse sur les établissements, pas sur les familles.

Dès la rentrée de 2007, les établissements pourront recruter 20% de leurs effectifs en dehors du secteur et consacrer 25% de leur budget à leur projet pédagogique. 25% d’un emploi de temps, cela ne remet pas en cause le caractère national des diplômes et des programmes, mais cela permet pour les uns de faire plus de langues, pour les autres plus de sport, pour les troisièmes encore plus de soutien individualisé, en fonction des besoins locaux.

Source: Discours Nantes (15/03/07)

Autonomie des établissements scolaires


Elle est une nécessité pour que chaque établissement s’adapte au contexte dans lequel il se trouve et pour que chacun se mobilise autour d’un projet dont il sera partie prenante. C’est la responsabilité. C’est l’incitation à faire le mieux possible. C’est la condition pour que le libre choix des parents devienne possible, pour que la carte scolaire un jour soit abolie et pour que la ségrégation urbaine et la ségrégation scolaire cessent de se nourrir l’une de l’autre.

Source: Discours Maisons-Alfort (02/02/07)

Carte scolaire

Nous ne pouvons nous résoudre à obliger des enfants méritants, qui n’ont ni les moyens, ni les relations pour s’affranchir de la carte scolaire, à fréquenter des établissements médiocres pour afficher un semblant de mixité sociale et scolaire.

Je propose que chaque famille ait le choix de l’établissement scolaire de son enfant. C’est la conséquence logique de l’autonomie et de la diversification des établissements. La carte scolaire a été créée en 1963. Est-il si inconvenant en 2007 de vouloir s’en affranchir, alors que plus aucun pays en Europe ne la pratique ?

Je propose que chaque établissement ait progressivement la liberté de recruter des enfants en dehors de son secteur. Mais qu’il ait aussi le devoir de veiller à respecter une diversité sociale et géographique dans ses effectifs.
Source: Discours Angers (01/12/07)

Enseignants

Je m’engage si je suis élu à leur rendre la considération qui leur est due, à revaloriser leur carrière si dévalorisée depuis un quart de siècle.
Je m’engage à multiplier les passerelles avec les autres administrations publiques de sorte que leurs perspectives de carrière soient élargies.
Je m’engage à ce que ceux qui voudront travailler davantage puissent gagner plus.
Je m’engage à ce que les gains de productivité qui pourraient être réalisés leur soient redistribués pour moitié.
Je m’engage à ce qu’ils soient mieux formés, mieux accompagnés, mieux soutenus et par conséquent moins isolés.
Je m’engage à instaurer un système comparable à celui des IPES, qui jadis permettait aux bons élèves qui se destinaient à l’enseignement de financer leurs études.
Je veux qu’ils sachent que la révolution de l’école que je souhaite sera d’abord la leur. Elle sera fondée sur sept grands principes : la liberté pédagogique, l’autonomie, l’évaluation, la modulation des moyens en fonction des handicaps des élèves, l’orientation, la deuxième chance et la formation tout au long de la vie.

Dès l’été 2007, j’engagerai les négociations nécessaires pour revaloriser la condition enseignante. On ne peut pas prétendre faire de l’éducation une priorité, si l’on n’est pas capable de donner aux enseignants un statut social convenable. Je le ferai sans démagogie. Les enseignants ont compris que la logique permanente des moyens supplémentaires allait contre leur pouvoir d’achat.

Source(s) : Discours Nantes (15/03/07) et Discours Maisons-Alfort (02/02/07)

Ecole

Nous devons reconstruire une école de la transmission, une école du respect où les élèves se lèvent quand le professeur entre dans la classe, une école qui n’oppose plus le corps et l’esprit, une école où le sport soit considéré comme une discipline fondamentale parce que le sport est une morale de l’effort et une éthique.

Nous devons reconstruire une école où la culture technique soit partie intégrante de la culture générale et où chacun puisse choisir sa voie en fonction de ses goûts et pas seulement à travers la sélection par l’échec.

Je souhaite une école qui place au cœur de ses valeurs le travail, l’effort, le mérite.
Source : Discours Maisons-Alfort (02/02/07)

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