José Bové

Enseignants : déclaration de José Bové

Aujourd’hui, des millions d’enseignants du second degré sont en grève à l’appel de la plupart des syndicats. La politique menée depuis cinq ans par l’UMP et l’UDF (de Robien) conduit à mettre en péril la qualité du service public d’éducation. En effet, pour 2007, 5 000 postes sont supprimés. Cela conduira notamment à des classes surchargées et à l’impossibilité de dédoubler un certain nombre d’heures de cours, notamment en langues.

Il n’est pas acceptable que la Nation maltraite les enseignants comme la droite le fait depuis cinq ans : perte importante du pouvoir d’achat, dégradation des conditions de travail, injonctions pédagogiques dignes d'un autre temps.

Je soutiens les actions que mènent les enseignants pour un service public de qualité et la réussite de tous les élèves.

Je demande l’abrogation de la loi Fillon et des décrets de Robien sur le temps de travail (qui conduisent à une perte sèche de 150 € par mois) et la bivalence.

Un pays comme la France a besoin d’une école qui permette à tous les élèves d’accéder à un haut niveau de culture commune. Les propositions Sarkozy – Bayrou – Royal ne s’inscrivent pas dans cette démarche.

José Bové, le 20 mars 2007 à Paris

Nous nous permettons d'extraire des 125 propositions des collectifs locaux
pour une alternative unitaire à gauche ces passages sur la culture et l'éducation :

"Ce que nous voulons" : les 125 propositions des collectifs locaux
pour une alternative unitaire à gauche

B - Education
L’éducation, la formation doivent devenir une priorité nationale. Le Service Public de l’Education a été durement attaqué, fragilisé par des contre-réformes libérales. Pour faire réussir partout, tous les jeunes, Nous voulons nous donner les moyens d’un grand service public national, laïque de l’éducation, fondé sur la gratuité réelle de la maternelle à l’université.

75. La loi Fillon sera abrogée. Socle commun, « apprentissage junior »... les lois et dispositifs qui consacrent renoncement éducatif et tri social doivent disparaître. Une loi de démocratisation du système éducatif sera donc mise en chantier, fondée sur le droit et la capacité de chacun d’accéder à l’éducation, la lutte contre les inégalités scolaires et territoriales, la gratuité, la laïcité et une réelle mixité sociale. La réussite de chaque élève sera au centre de notre projet d’école. L’objectif d’amener enfin toute une classe d’âge jusqu’au bac (au moins 50 % à un diplôme de l’enseignement supérieur) est un défi, une nécessité pour les années à venir. L’obligation de scolarité commencera à 3 ans et sera portée à 18 ans, avec un développement de la scolarisation dès 2 ans. C’est l’Etat qui sera garant de l’égalité d’accès sur le territoire à l’éducation (créations de postes, financements, obligations légales et péréquations pour les collectivités territoriales...). L’apprentissage ne pourra pas concurrencer les formations initiales publiques. Le caractère national des diplômes sera préservé, le bac restera le diplôme garantissant l’accès aux études supérieures, sans sélection à l’entrée à l’université. L’Etat s’engagera à ce que chaque jeune sorte du système éducatif avec une qualification ou un diplôme. Un processus d’intégration dans le service public d’éducation sera engagé.

76. Enseignants, personnels, élèves, parents... tous les acteurs de l’école seront associés aux décisions. La création d’observatoires locaux et d’un Fonds National permettra de lutter contre les inégalités scolaires et territoriales, notamment par des préconisations, la révision et le suivi de l’application de la carte scolaire pour assurer une réelle mixité sociale, des moyens adaptés pour accueillir les élèves handicapés dans les établissements. A titre transitoire, pour combattre relégation et ghettoïsation, des mesures spécifiques (ZEP...) seront intensifiées.

76 bis. Un pôle public de l’édition scolaire sera créé.

77..Nous nous fixons comme objectif que tous les jeunes de ce pays acquièrent un haut niveau de culture commune permettant la maîtrise des informations, l’accès à tous les savoirs disponibles et la compréhension des cultures humaines dans leur diversité et leur universalité . les activités socio-éducatives, le travail scolaire en autonomie, l‚éducation au à l’égalité non-sexiste et non raciste seront développés. Les enseignements artistiques, l’éducation à l’image, l’éducation physique et sportive, la culture scientifique et technique, les sciences sociales, etc... seront partie prenante de l’enseignement à tous les niveaux, dans des établissements à la fois lieux de savoirs et lieux de vie

78. Le financement des mesures nécessaires sera garanti par une loi de programmation pluriannuelle qui portera le budget du ministère de l’éducation nationale à 7% du PIB. En 5 ans, 150.000 enseignants et 45.000 personnels de santé, social, vie scolaire, CIO, entretien... seront recrutés et formés sur statut Fonction publique, notamment pour prendre en charge les élèves en difficulté, accroître le personnel dans les établissements, abaisser les effectifs par classe, assurer des remplacements, dégager des moyens pour le travail de concertation des équipes et permettre une formation continue adaptée aux besoins. d’accompagnement seront formés et recrutés. Il sera procédé à un pré-recrutement d’enseignants à l’entrée ou à l’issue de la 1ère année à l’université.

78 bis. La formation initiale et continue des enseignants, comme de l’ensemble des personnels de l’éducation sera développée en intégrant formation théorique et pratique, en liaison avec la recherche en éducation et l’université.

79. La loi Raffarin de décentralisation de l’Education Nationale sera remise en cause : les statuts des personnels TOS resteront réversibles (F.P. d’Etat ou territoriale), et leurs missions resteront définies dans le cadre de l’éducation nationale. Il sera mis fin à la logique de privatisation et d’externalisation des services (restauration, entretien...). Au contraire d’une logique d’éclatement du service public, notre projet s’appuiera sur la cohérence de véritables équipes éducatives rassemblant enseignants et non enseignants. La médecine scolaire, les services sociaux, le service public d’orientation seront renforcés et dotés des moyens nécessaires pour assurer un service de santé scolaire efficace et un accompagnement de chaque élève.

C - Enseignement supérieur et recherche

Contre les logiques libérales, un service public développé, démocratisé, unifié. Notre ambition est la démocratisation de l’enseignement supérieur, l’ouverture de la recherche et son indépendance par rapport au marché.

80 Le développement des connaissances et leur diffusion doivent échapper à la concurrence mondialisée pour être mis au service de la collectivité. L’accès et la réussite dans l’enseignement supérieur du plus grand nombre de jeunes en formation initiale et de salariés en formation continue est un objectif central. Nous voulons que tous puissent maîtriser les savoirs qui permettent le développement de l’esprit critique et l’exercice de la citoyenneté.

80 (2) L’accès aux études supérieures sera gratuit par la suppression des frais d’inscription et sans aucune sélection, jusqu’au master compris. L’objectif à court terme est d’accueillir trois millions d’étudiants et d’assurer leur réussite.

80 (3) Les étudiants bénéficieront de l’allocation d’autonomie allouée à tous les jeunes en formation ou en insertion et d’un statut social garantissant de nouveaux droits : santé, logement, transports, culture. Ainsi l’accès à la sécurité sociale sera gratuit. Et un plan de rénovation et de construction de cités universitaires sera immédiatement défini de façon à ce que tous les étudiants puissent disposer d’un logement décent.

80 (4) Au delà de la scolarité obligatoire, fixée à 18 ans, chaque citoyen aura droit à un complément de formation dans l’enseignement supérieur et au financement correspondant.

81 Le dispositif LMD fera l’objet d’un bilan, sous le contrôle des personnels et des étudiants. Une nouvelle organisation des formations sera mise en œuvre après débat avec l’ensemble de la communauté universitaire qui se substituera aux dispositions actuelles qui seront abrogées. Il s’agit de garantir les contenus des formations supérieures, les modalités d’accès et de poursuite d’études, d’assurer la validation des formations et qualifications par des diplômes nationaux (voire européens) pleinement reconnus. Seules les universités publiques seront financées et habilitées à délivrer des diplômes.

81 (2) Les stages seront réglementés de façon contraignante et feront l’objet d’un réel suivi pédagogique en lien avec la formation. Ils doivent être rémunérés au salaire minimum sans se substituer à des emplois. Ils ne doivent pas excéder un tiers de l’année scolaire.

82 Les universités seront financées par l’Etat pour l’ensemble de leurs besoins. A l’opposé des politiques de mises en concurrence et de pôles d’excellence, l’offre de formation et les activités de recherche seront confortées et développées pour l’ensemble des disciplines et sur l’ensemble du territoire.

82 (2) Pour lutter contre l’échec en cours de formation, des dispositions pédagogiques nouvelles seront engagées, notamment la priorité aux TD en petits groupes, aux TP, aux travaux personnels encadrés.

82 (3) Pour rapprocher l’ensemble des voies de formation post bac, un processus de convergence et d’intégration dans un grand service public sera engagé. En particulier, pour éliminer la concurrence entre grandes écoles et universités, un processus d’intégration des GE aux universités sera engagé en commençant par l’intégration des CPGE aux cursus universitaires.

82 (4) Pour que l’université soit démocratique, de nouvelles modalités de fonctionnement seront débattues dans la communauté universitaire et donneront lieu à une nouvelle loi d’orientation.

83 Un plan pluriannuel de création d’emplois sera décidé à la hauteur de 5 000 enseignants chercheurs, 1 000 chercheurs et 3 000 personnels IATOS par an. Les heures complémentaires seront massivement transformées en postes. Pour résorber complètement la précarité, les personnels travaillant dans les universités et les organismes publics de recherche seront intégrés dans la Fonction publique d’état. La simplification des carrières des personnels de la recherche et de l’enseignement supérieure sera engagée, avec le souci d’améliorer les carrières. 83 (2) Afin de renforcer les liens entre formation et recherche dans l’ensemble des cursus, de développer l’encadrement pédagogique des étudiants, l’ensemble des tâches assumées par les personnels de l’enseignement supérieur sera pris en compte dans la définition de leur service. Le service des enseignants chercheurs sera ramené à 150 heures. Le travail par équipe sera favorisé et l’interdisciplinarité encouragée.83 (3) Le budget de fonctionnement par étudiant sera doublé sur une législature pour passer de 6 000 euros/an au standard international de 12 000 euros/an. Il s’agit de permettre aux universités et aux grands organismes de recherche publique d’assurer pleinement leurs missions de formation, de recherche, de rayonnement international. Des moyens conséquents doivent être alloués aux bibliothèques, accès Internet, encadrement des TP, organisations des stages, initiation à la recherche, etc.

84 L’effort public en matière de recherche sera doublé. La part totale recherche et développement portée à 3 % du PIB. La politique scientifique visera la satisfaction des besoins culturels, économiques et sociaux. Elaborée et votée par le Parlement, elle s’appuiera notamment sur les avis d’un Comité National de la Recherche Scientifique représentatif, à majorité élue. Un grand plan de rénovation, de construction et d’équipement des centres de recherche et de l’université sera mis en oeuvre. Les moyens de la recherche fondamentale assurant le développement d’un front continu des connaissances seront garantis.

84 (2) La loi de programmation de la recherche votée en mars dernier sera abrogée et une nouvelle loi mise en chantier à partir des conclusions des Etats Généraux de la recherche tenus à Grenoble en novembre 2004.

84 (3) Un programme de développement de l’emploi public dans la recherche sera élaboré ainsi qu’un statut du chercheur pour en finir avec la précarité. Tous les doctorants pourront disposer d’un statut de chercheur en formation. De plus, un pré-recrutement d’enseignants-chercheurs sera mis en place pour accueillir des doctorants avec un statut de fonctionnaire stagiaire. L’emploi de docteurs dans l’industrie sera encouragé. Le doctorat ouvrira droit aux concours de la Fonction publique

85 L’Agence Nationale de la Recherche, pivot du récent dispositif de pilotage de la recherche et de mise en concurrence des personnels, sera dissoute et les fonds dévolus à cette agence reviendront aux grands organismes de recherche (CNRS, INSERM, etc.) et aux universités. Les laboratoires et les équipes de recherche seront assurés de disposer des crédits nécessaires à leur fonctionnement et au développement des activités de recherche. Ces crédits seront répartis par les organismes et les universités. Le financement récurrent des laboratoires ne saurait être inférieur à 70 % des besoins. Un organisme national, à structure démocratique, pourra financer de nouveaux projets émanant des laboratoires et axes thématiques de recherche. En lieu et place de l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur dont tous les membres sont nommés par le gouvernement, les structures d’évaluation des formations, des laboratoires et des personnels seront majoritairement composées de membres élus par les personnels.

85 (2) Afin de renforcer les liens entre science et société, il sera mis en place des financements pour des thématiques de recherche émanant du tiers-secteur (notamment les associations). Ceci permettra aussi de contrebalancer l’influence du privé dans la recherche sur des thématiques importantes (conséquences OGM, nucléaire, etc.).

86 Le rôle essentiel des organismes publics de recherche, notamment du CNRS sera affirmé. Une réforme des institutions de recherche sera engagée pour permettre leur indépendance face aux intérêts privés et favoriser l’intervention des travailleurs scientifiques et des citoyens. Un grand établissement public de recherche technologique et industrielle sera créé pour toutes les questions liées à la valorisation et au transfert de technologie. Les rapports entre recherche fondamentale et application seront favorisés sur une base mutuellement avantageuse, sans subordination d’aucune partie à l’autre.

87 Les activités de recherche seront placées hors du champ des négociations de l’OMC et les coopérations internationales dégagées de la tutelle de la banque mondiale. Le comité d’éthique sera transformé pour traiter démocratiquement de tous les problèmes que pose à notre société le développement des sciences et des techniques (nucléaire, OGM, etc.). Les développements des formations supérieures et de la recherche publique encourageront les coopérations entre équipes européennes, entre l’Europe et les autres parties du monde, avec une forte composante d’aide au développement des pays du Sud.

ICI

Et cet article sur le site Uni-e-s avec Bove signé Le Yéti

Ce que nous voulons - des cerveaux bien faits (3/7)

Si vous n’êtes pas encore intelligents, vous allez le devenir très vite grâce au troisième volet de notre programme consacré à l’ÉCOLE, à la CULTURE, aux MÉDIAS et à la RECHERCHE, rien que ça ! C’est intitulé : Construire une société de la culture, de l’information et de la connaissance partagée.

Je sens que ça chauffe déjà, là-haut, du côté de vos neurones.

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La culture

Imaginez. Vous venez de vous fader une semaine de boulot harassant. Ou pire, une semaine de recherche de boulot. Vous n’aspirez plus qu’à une chose : vous offrir une bonne sortie décontractante avec votre moitié bien-aîmé(e), au ciné, au théâtre, au café concert... Mais paf, il n’y a plus d’artistes, plus de cinémas, de théâtres, de cafés concert... Eh ben, on a trouvé la solution :

1% du PIB sera consacré aux arts et à la culture ;
les droits sociaux des intermittents seront rétablis avec l’abrogation de cette foutue réforme 2003 qui les a jetés dans les rues ;
on défendra mordicus l’exception culturelle pour que nos spectacles ne ressemblent pas à nos rues piétonnes : toutes les mêmes, avec les mêmes chaînes de boutiques, et une inclinaison soumise à l’anglo-saxon triomphant ;
la loi DADVSI sera abrogée ; nous ne confondrons pas garantie du droit des artistes (que nous assurerons) et protectorat du bénéfice juteux des majors ;
nous lancerons un projet public de développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication ; et nous aurons le souci de défendre le logiciel libre (cad gratos, bande de veinards).*]

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Les médias

Ha ha, les médias, sûr que là, on va les soigner ! Peuvent toujours brailler à la censure ou au nettoyage politique. Hors de question qu’on continue à permettre ces concentrations obscènes entre les mains de puissances financières sans scrupules. Nous garantirons la pluralité de l’information avec un service public refondé et démocratisé. Nous défendrons les médias écrits, presse et édition, avec un fonds de soutien spécifique.

Le CSA doit immédiatement oublier l’idée qu’il va rester cette potiche soumise aux mains du Pouvoir et des puissants.

Nous fixerons des obligations aux médias pour garantir le débats contradictoires et la présentation pluraliste de l’information ; comme ce fut le cas en 1945, au sortir de la guerre.

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L’éducation

Là, je recopie : "L’éducation, la formation doivent devenir une priorité nationale. Le Service Public de l’Éducation a été durement attaqué, fragilisé par des contre-réformes libérales. Pour faire réussir partout, tous les jeunes, Nous voulons nous donner les moyens d’un grand service public national, laïque de l’éducation, fondé sur la gratuité réelle de la maternelle à l’université." Tout est dit, non ? Pas la peine d’en rajouter ?

Les mesures ? En vrac pour ne pas vous lasser : budget du ministère de l’Éducation Nationale fixée à 7% du PIB, abrogation de la loi Fillon, obligation de scolarité de 3 ans à 18 ans, carte scolaire rétablie, le bac maintenu comme diplôme garantissant l’accès aux études supérieures, sans sélection à l’entrée à l’université.

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La recherche et l’éducation supérieure

Deux objectifs : démocratiser l’enseignement supérieur et garantir l’indépendance de la recherche par rapport au marché.

Parmi les mesures prévues pour réaliser ce objectifs : suppression des droits d’inscriptions et de la sélection à l’entrée des universités ; les étudiants bénéficieront de l’allocation d’autonomie allouée à tous les jeunes en formation ou en insertion ; création d’emplois de 5 000 enseignants chercheurs, 1 000 chercheurs et 3 000 personnels IATOS par an ; l’effort public en matière de recherche sera doublé et porté à 3% du PIB ; le rôle essentiel des organismes publics de recherche, notamment celui du CNRS, sera affirmé.

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Ça y est, vous êtes arrivés au bout du listing ? Si vous voulez bien, je vais terminer par une petite remarque perso avant de vous lâcher jusqu’à la semaine prochaine.

Un volet me semble sérieusement manquer, dans cette partie trois : la revalorisation de l’enseignement dit technique ou professionnel. Parce qu’aujourd’hui, on "parvient" à l’université, mais on "échoue" en lycée professionnel ou en séries technologiques. Cette discrimination commence à sérieusement gonfler.

Moi, je trouve que c’est un sacré art de monter une maison douillette, de vous échaffauder un plan de tuyauteries savantes pour que vous puissiez mariner dans votre bain à bulles. Faut au moins être aussi fortiche et fûté que le psychologue qui s’occupe des tuyauteries mentales.

Et puis en plus, ils nous manquent, les bougres ! Essayez donc de choper un couvreur disponible le jour où le vent fripon soulève les jupons en tuile de votre toiture.

ICI
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